La France frappe à nouveau ceux qui réussissent. La nouvelle taxe sur les holdings, proposée dans le cadre du PLF 2026, est unique en Europe. Aucun autre pays ne se permet de juger le type d’investissement d’un entrepreneur et de le taxer simplement pour la détention de capital non affecté à une activité dite « opérationnelle ».
Cette taxe n’a pas sa place dans une économie moderne, compétitive et ouverte qui a besoin d’entrepreneurs.
Ces entrepreneurs et investisseurs sont donc jugés sur leurs choix d’investissement : placer du capital dans une entreprise innovante, une nouvelle startup, un projet immobilier ou des prises de participations minoritaires sont appréciés et taxés différemment par l’administration fiscale. Taxer la détention de capital “dormant” revient à sanctionner la réussite mais aussi et surtout à restreindre la liberté d’investissement. L’État ne se contente plus de percevoir l’impôt : il se substitue au jugement de l’entrepreneur et il décide ce qui mérite d’être taxé et ce qui ne l’est pas ou moins.
Au-delà de son impact symbolique, cette taxe ne résout pas le vrai problème des finances publiques. Sa contribution potentielle reste limitée, alors que les coûts indirects — arbitrages fiscaux, mouvements de capitaux ou ralentissement de l’investissement — pourraient être considérables. En pénalisant davantage ceux qui font travailler leur argent et qui investissent, l’État créera plus de dommages économiques que de recettes supplémentaires et cela creusera encore son déficit et sa dette !
La France, en taxant les holdings selon la nature de leurs actifs, s’isole ainsi sur le plan fiscal, diminuant son attractivité pour les entrepreneurs et investisseurs. La concurrence pour attirer les talents et les capitaux est mondiale : imposer cette nouvelle taxe revient à envoyer un signal clair que la France n’encourage ni l’initiative, ni l’investissement au moment où il est crucial d’activer ces deux leviers pour la croissance. Cette mesure risque donc d’entraîner des arbitrages fiscaux, des délocalisations ou des reports de projets, au détriment de l’économie réelle et de la compétitivité de la France.
Cette taxe risque aussi de décourager les entrepreneurs de réinvestir leur capital dans des projets à long terme ou innovants. Les investissements dans la recherche, les startups technologiques, les filiales émergentes ou les initiatives durables pourraient devenir fiscalement défavorisés, tout simplement parce que leurs revenus ne sont pas immédiatement « opérationnels ». Ce mécanisme crée un effet pervers : au lieu de récompenser l’investissement à risque et l’innovation, l’État favorise l’immobilisme.
Les jeunes entreprises et startups, dépendantes du financement des holdings entrepreneuriales, se verront privées de ressources essentielles pour se développer, freinant ainsi la création d’emplois et la croissance sur le long terme. Ce qui est déjà vrai, avec les difficultés actuelles de financement du capital risque en France au cours de ces dernières va encore s’accentuer !
Cette taxe compromet enfin la transmission et le financement de nouveaux projets en général. Les holdings, souvent utilisées pour sécuriser la transmission d’une entreprise ou pour soutenir de nouveaux investissements, deviendront fiscalement moins attractives. Les considérer comme « passives » revient à punir l’investissement. C’est un contre-signal complet à la logique de « France Invest » ou de la réindustrialisation prônée par le gouvernement lui-même
L’économie française a besoin d’entrepreneurs, d’innovation, de prise de risque et d’épargne pour financer son économie et accompagner sa croissance. Taxer le capital qui n’est pas affecté à une activité opérationnelle, juger la nature de la détention (active ou patrimoniale) pourrait créer une distorsion de concurrence intra-européenne et pousser à la délocalisation du capital vers d’autres États membres, comme nous l’avions souligné précédemment.
La droite et le centre droit ont démontré par le passé qu’il était possible de mettre l’accent sur l’équité fiscale et la transparence, tout en laissant les entrepreneurs libres de choisir où et comment réinvestir leur capital. C’est ce type d’approche, pro-entreprise et incitative, qui soutient la croissance, et redressera durablement l’économie française, plutôt que de s’en prendre à ceux qui prennent des risques et font travailler leur argent. La seule réponse raisonnable est donc la suppression de cette taxe !

